Nous cherchons du sensationnel, de l’extraordinaire,  sans voir à quel point ils sont déjà en chacun de nous autant qu’autour de nous. Nous fréquentons le merveilleux à chaque instant à notre insu en quelque sorte, en toute ignorance. Nous sommes le merveilleux.

Nous nous émerveillons d’un feu d’artifice, mais combien sommes-nous à rester bouche-bée sous un ciel étoilé ?  Nous nous pâmons devant une technologie chaque jour plus pointue, mais qui s’émerveille de la magie de la Vie ?

Car même la technologie la plus avancée n’arrive pas à la cheville de la perfection de notre corps, lequel est tout un univers, dont chaque cellule est la Vie à elle seule. Des billions de cellules qui fonctionnent en toute autonomie et font ce pour quoi elles existent sans notre intervention, sans tergiverser.

Le plus fabuleux et que tout le vivant est parfait, de l’individu le plus simple au plus complexe, de l’infiniment petit à l’infiniment  grand.  L’univers connu de nous,  est parfaitement conçu, tout y est parfaitement ordonnancé. L’erreur n’existe pas en dehors de notre perception duelle. Elle est une illusion dans notre « réalité imaginaire ». L’erreur en quelque sorte est une conception humaine, tant dans sa représentation que dans sa réalisation.

La Vie n’est pas en nous, elle est chacun de nous.  Chacun de nous est elle, de même que nous sommes indissociables de la nature, de sa part faunique. 

Nous nous en sommes tellement séparé par nos modes de vie que nous nous croyons en dehors de la nature, de la Vie, maître d’elle. Nous l’asservissons au lieu de la servir.  Nous limitons notre conception de la Vie à l’aune de nos vies. En toute chose ou presque, nous nous préoccupons de l’extérieur, des apparences comme si nous n’étions que des images inconsistantes, des surfaces vouées à être lisses, tout en étant certains de notre suprématie.

C’est ainsi que loin de nous émerveiller de nous-mêmes, nous nous mettons en danger.

Nous nous intéressons à l’aspect extérieur de tout ce qui est, ignorant tout sentiment d’appartenance à la Vie. 

On se sent maudit quand on est malade ou blessé sans remettre en cause la façon dont nous nous traitons.

Il ne viendrait à personne l’idée d’arroser une plante avec du pétrole à moins de vouloir sa destruction. Chaque jour pourtant un grand nombre d’entre nous, ingurgite des produits toxiques, de l’alimentation empoisonnée sans imaginer un instant que cela puisse avoir une incidence sur notre santé tant physique que mentale.

Nous nous maltraitons.

Nous nous émerveillons face aux technologies que nous améliorons sans cesse sans qu’elles puissent toutefois atteindre le niveau de perfection de la Vie que nous sommes. Nous vénérons les objets et ignorons la Vie. Et si au lieu de nous afférer à faire toujours plus incroyable à l’extérieur de nous-même nous œuvrions à développer nos potentiels ? Ceux qui sont à notre disposition, en chacun de nous, insoupçonnés.  Nous savons tous que certains d’entre nous ont développé des facultés jugées hors du commun, les barreurs de feu, les radiesthésistes, les magnétiseurs et tant d’autres.

Et si demain le développement de notre vraie nature, de nos facultés jusque là occultées, négligées, faisaient l’objet d’une vraie discipline éducative au même titre que le sport, les mathématiques et autres matières « sérieuses » enseignées dans tous les établissements scolaires ?

Jusque là, l’humain n’a pas vraiment évolué dans ses fonctionnements. Certes, nous avons modifié nos habitats en remplaçant les grottes par des maisons dans le meilleur des cas, des barres d’immeubles dans le pire.  Est-ce un réel progrès ?

Nous urinons et déféquons dans de l’eau potable que nous nous évertuons à rendre salubre ensuite avec des produits toxiques. Est-ce un réel progrès ?

Mais surtout, nous en sommes toujours à nous entretuer ici ou là, sous des prétextes  fallacieux qui tentent de cacher des raisons plus triviales les unes que les autres. Rien ne peut justifier, me semble-t-il, aux yeux d’un être « civilisé », qu’on tue ses semblables pour quelques motifs que ce soit, tant le recours à la force et la violence me semble l’apanage de ceux qui n’ont pas « l’intelligence de Vie ».

Quel que soit le motif avancé, tuer reste un acte barbare.

Si l’on observe réellement le fonctionnement de nos sociétés, d’ici et d’ailleurs, il semble que nous pouvons arguer sans crainte que nous, humains, n’avons pas réellement évolué en tant qu’être vivant dans notre relation au monde.

Qu’en serait-il si nous apprenions dès notre plus jeune âge à nous émerveiller de la Vie sous toutes ses formes et si nous nous évertuions à développer nos facultés non encore explorées ? 

Si nous laissions plus de place à l’observateur en nous ? Si demain, nous apprenions à nous tourner vers l’intérieur de nous-même et ce qui s’y passe réellement ? 

A quoi ressemblerait le monde de demain si nous apprenions à explorer la Vie en chacun de nous, à la respecter plutôt que la ruiner en nous enfermant dans des vies limitées, limitantes, enfermantes auxquelles on s’identifie faute de mieux ?

Peut-être est-ce là le grand challenge de demain. Apprendre à utiliser nos capacités dites paranormales. Développer notre intelligence de Vie et créer un monde fraternel, compassionnel.

Un monde de paix, un monde à « être ».

Texte et photo – Angélica Mary.

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