La peur est toujours une projection du futur ou une réminiscence du passé revu et corrigé et dramatisé à souhait. Non content de ce qui s’est passé on se met à imaginer que « pire » aurait pu s’inviter. 
La peur vise toujours l’inconnu. Quand un danger potentiel est connu il est anticipé et limité. Chaque jour ceux qui pratiques des métiers ou des sports à fort risques, agissent ainsi. 
Elle ne concerne jamais le présent. Quand danger réel surgit, notre intelligence se met illico au service de notre sauvegarde ou organise le sauvetage de ceux qui sont menacés. La peur n’a pas le temps de s’inviter. Elle vient après.
Et c’est heureux, car il n’y a pas plus mauvaise conseillère. Elle phagocyte notre intelligence.
La peur est donc une fiction, à laquelle nous semblons tenir, peut-être par peur, si nous n’avions plus peur, de nous mettre à faire des choses qui nous font peur… 

Texte et photo – Angélica Mary

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