Il est des périodes où l’on passe d’un état à un autre, d’une intensité et d’une soudaineté incroyable, sans rien n’y comprendre.

Une joie immense s’élève comme une vague à l’intérieur, nous emplit tout entier, nous donnant envie de rire, de danser, chanter, de célébrer la vie.

L’instant suivant nous focalisons sur une difficulté, le plus souvent connue, sur laquelle nous avons fait le point même si nous ignorons quand elle sera tout à fait réglée, et nous sommes totalement abattus, dépités.

Outre l’inconfort de ce « yoyo » émotionnel, nous en sommes presque à nous inquiéter pour notre santé mentale, car aucun événement même mineur dans la journée, ou la semaine, ne justifie ces changements intempestifs

En fait, nous sommes juste en période de mue.

Cet état entre « l’avant » encore bien présent, et « l’après » pas encore tout à fait là.

Nous nous libérons de notre ancienne peau devenue bien confortable avec le temps, et nous commençons à revêtir la nouvelle un peu plus ajustée.

Cela prend un peu de temps et génère beaucoup de doutes, de la souffrance aussi un peu.

Nous nous sentons vulnérables et nous le sommes, car une grande partie de notre énergie est mobilisée pour garder la foi dans nos choix, dans la Vie, au milieu du pire chaos, ou de ce qui nous apparaît comme tel.

C’est une bonne nouvelle pourtant qui nous confirme notre évolution vers nous-même, vers plus d’authenticité, plus de vie.

A mesure que les mues se succèdent, nous nous laissons moins perturber par cet entre-deux. 

L’inconfort est toujours prégnant mais moins effrayant car nous le reconnaissons pour ce qu’il est, la fin d’une étape évolutive, et bien sûr, le début d’une autre … Vers toujours plus de lumière.

A toutes celles et ceux qui se sentent tantôt comme ci, tantôt comme ça, bonne mue. Pensez à célébrer chacun des pas qui vous ont conduit là.

Texte et photo – Angélica Mary

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