Il est temps aujourd’hui je crois, plus que jamais, de se tourner vers soi, se centrer tout à fait, sans se juger, et oser se demander ce que l’on fait pour soi et pour le monde.

Que nous apportons-nous à nous-même ? 

Qu’apportons-nous à autrui, à cette société qui ne nous convient plus, à ce système qui arrive au bout de son souffle et auxquels nous avons participé chaque jour sans en avoir réellement conscience ?

Quelles sont nos actions concrètes pour changer notre façon d’être au monde ? 

Est-ce que nous renonçons aux jugements de soi et des autres ?

Renonçons-nous à supposer ?

Sommes-nous prêts, pour être en cohérence avec nos propos, nos pensées à agir en conformité avec eux ? 

Le faisons-nous ou ne sont-ce que des mots dénués de sens à nos yeux, des postures ?

Faire le choix toujours de tourner notre regard vers nous-même et aligner nos comportements avec ce qui vibre en nous.

Cessons-nous de nourrir les apparences, de nous rassurer en jugeant tout et tous ?

Nous-sommes nous mis en mouvement ?

Bien sûr, il y a des rechutes possibles au début d’une nouvelle action, des réflexes qui nous ramènent au monde que nous décrions pourtant.

Ce n’est pas grave. Accueillir pleinement sans jugement nos errements. Lorsque, enfant,  nous avons appris à marcher,  nous sommes tomber un nombre incalculable de fois sur notre couche. Cependant, jamais nous n’avons abandonné. Jamais nous ne nous sommes maltraités pour autant. Jamais nous n’avons incriminé les autres au cours de cet apprentissage chaque fois que nous sommes tombés.

Chaque fois que nous nous sommes relevés, nous avons progressé. Chaque progrès fut salué par nos sourires, nos éclats de joie.

Il suffit de regarder un enfant pour s’en convaincre. Nous avons été celui-là.

Aujourd’hui, nous pouvons de nouveau apprendre, évoluer, vers une autre approche de la vie, une autre approche de notre relation à nous-même et au monde.

Nous savons faire.

Alors ? Quand commençons-nous à ne plus réagir aux publications ou propos  provocateurs, sans les juger, sans ressentir de frustration ou alimenter notre colère ? 

Juste continuer notre chemin. Nous nourrir de ce qui nous donne de l’énergie pour réussir cette belle mutation et l’offrir en partage sans jamais l’imposer.

Chacun en est là où il en est, chacun est une part du tout, un reflet de ce que nous sommes, avons été, et ne voulons peut-être plus être.

L’important, n’est pas de savoir ce que font les autres, où ils en sont. L’important, l’indispensable aujourd’hui est uniquement ce que nous faisons nous-même, pour nous et pour la collectivité.

La moindre des choses, la moindre action change tout, comme le battement d’une aile de papillons.

Alors, prêts ?

Angélica Mary.

Œuvre – Edouardo Paolozzi.

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