Où que nous allons, nous y allons toujours avec ce que nous portons au plus profond de nous-même.

Si nous portons l’ennui, partout nous nous ennuierons.

Nous promènerons pareillement notre « intranquillité », et toute autre émotion qui nous habite aussi loin que nous mèneront nos pas.

Peut-être un environnement nouveau nous distraira-t-il un temps.

Cette embellie ne saurait durer cependant, car nous ne pouvons nous fuir nous-même.

Accueillir, reconnaître, exprimer ce qui nous anime, nos mouvements intérieurs.

Vivre pleinement nos émois en observant ce qu’ils provoquent en nous.

Comment notre corps réagit-il, comment les traduit-il ?

Nous sentons-nous affaiblis, vaillants, atterrés ?

Comment notre mental les vit-il,  comment s’en sert-il ?

Cela ravive-t-il une blessure ancienne, une croyance sur nous-même ?

Identifier ce que nous trouvons dans nos états-d’être, sans jugement, et laisser aller, pour retrouver la sérénité.

Observer, sentir au plus profond de nous, que chaque émotion est passagère, comme les nuages dans le ciel, comme toute chose ici.

Nous seuls avons le pouvoir de les installer durablement en nous ou de les laisser passer leur chemin après avoir déposé ce qu’elles avaient à nous dévoiler de ce qui souffre en nous et nous entrave.

Nous libérer de ce qui nous pèse est un acte de bienveillance envers nous-même.

Ne rien retenir de ce qui nous blesse.

À quoi bon prolonger la tristesse, la souffrance puisqu’à tout moment nous pouvons les regarder passer sans nous y attacher, sans nous identifier à elles ?

Nous ne naissons pas tristes, déprimés, nous le devenons.

Le havre de paix, est un état à retrouver en soi, de même que la joie trouve sa source au cœur de chacun.

Si nous la laissons jaillir sans entrave, elle nous emplira et rayonnera tout autour.

 

Angélica Mary. Accompagnement – Aide à la relation.

Illustration – Ronald Ong.

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