Offrons-nous une pause, loin de la rumeur, loin de toute pollution visuelle, dans un environnement paisible et harmonieux.

Si nous ne disposons pas d’un tel endroit, fermons les yeux et imaginons-le lieu dans lequel nous aimerions nous trouver, pour nous reposer de tous nos mouvements intérieurs.

Observons le ballet de nos émotions qui nous harcèles, nous épuisent, nous égarent, et souvenons-nous qu’elles sont impermanentes, comme toute chose.

Elles nous visitent, s’invitent.

Nous ne sommes pas elles.

Fermons-les yeux, écoutons notre souffle jusqu’à devenir lui, les mains posées sur notre cœur et notre ventre.

Où sont-elle, quelles sont-elles ?  Tristesse, désespoir, colère, lassitude, révolte, peur ?

Offrons-nous un répit dans la douceur,  le temps de nous libérer de leur emprise, de retrouver notre plénitude et avec elle, toute notre lucidité.

Nous avons tous besoin de cet espace de silence, de tendresse, de soi à soi, pour retrouver l’espace de paix que chacun porte en lui.

Pour retrouver celui que nous sommes réellement, dépouillé de toute suggestion, de toute définition, limitation.

Cet être entier,  infini, qu’aucun mot ne peut dire.

Cet être qui « est » seulement.

Quelques instants, être, juste être.

 

Angélica Mary.

Illustration – Petre Bowers.

 

 

 

 

 

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