De nombreuses personnes disent qu’on est moins déçu par les animaux que par les humains.

Il est vrai qu’il est rare de demander à un chat d’aboyer.

Dès lors qu’on ne demande, ni n’attend, d’un animal qu’il soit autre que ce qu’il est, comment pourrait-il nous décevoir ?

Cela simplifie grandement les relations.

De même, quand un animal arrive dans une maison, cela bouscule un peu le quotidien et c’est avec joie que nous lui faisons une place, que nous cherchons à l’installer le plus confortablement possible. Puis nous ajoutons quelques rituels à nos habitudes, l’heure des ballades pour certains, pour d’autres on se lèvera un nombre de fois incalculable pour laisser entrer ou sortir notre nouvel ami.

On se préoccupera de notre heure d’arrivée, nous organiserons nos absences en tenant compte des endroits ou on peu ou non l’emmener.

Et pour un humain, quelle place sommes-nous prêts à céder ?

Souvent nous défendons notre territoire bec et ongles, nous avons peur d’être envahis..

Et si nous nous accueillions les uns les autres avec confiance, sans attentes, sans demander voire exiger de l’autre, des autres, qu’ils nous apportent plus que ce qu’ils peuvent ou souhaitent nous donner ?

Alors peut-être oublierions-nous l’amertume des déceptions, la défiance les uns envers les autres, et retrouverions-nous la joie simple de la spontanéité et du partage en toute relation avec nos semblables.

Être et laisser être.

Angélica Mary.

Photo – William Vanderson

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